Coré

Dans la mythologie grecque, Coré, qui signifie « jeune fille », est le surnom ou le premier nom de Perséphone.

Alors qu’elle cueille un narcisse, le sol s’ouvre devant Coré, laissant apparaître Hadès, dieu des enfers, qui l’enlève pour en faire sa reine. À cause d’un pépin de grenade mangé en enfer, la jeune fille est condamnée à y rester. Mais finalement, le compromis est qu’elle reste six mois de l’année sur la terre et les six autres, en enfer, symbolisant ainsi le cycle des saisons.

Pour l’illustration de ce personnage, j’ai choisi de représenter Coré au moment où elle devient reine des enfers. J’ai en quelque sorte voulu faire un premier portrait de cette reine, alors qu’elle est encore une jeune fille naïve, innocente et triste et qui vient tout juste de quitter la terre pour descendre en enfer, enlevée par celui qui deviendra son époux.

Les éléments que j’ai choisi d’illustrer sont ceux des deux mondes où vit Coré. L’extérieur du médaillon représente le monde des vivants, celui où la nature y est florissante et bourgeonnante, et l’intérieur, celui des morts, où siège la nouvelle reine. Le narcisse et la grenade, objets de passage entre ces deux mondes, sont représentés sur le contour du médaillon, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, symbolisant la transition vers l’enfer, l’un pour avoir été l’objet qui l’y a amenée (le narcisse) et l’autre pour être celui qui l’y a gardée (la grenade).

Œuvres récentes : des miniatures

L’été dernier, j’ai participé à l’Internationale d’art miniature de Lévis. Les deux œuvres que j’y présentais ont été accueillies chaleureusement, autant par les visiteurs que par le jury qui m’a remis le prix Ville de Lévis pour mon œuvre intitulée Aquarium. On a d’ailleurs parlé de cette exposition et souligné mon travail lors de l’émission Retour sur le monde diffusée sur les ondes de Radio Canada Première Chaîne, le 14 juin dernier. Cliquez ici pour écoutez l’émission.

Cliquez sur les vignettes pour voir les œuvres en plus grand.

Le concept de départ était de constituer une minuscule volière d’oiseaux dessinés puis découpés et de les figer dans l’espace comme des animaux de collection. Chacun est épinglé à une hauteur différente pour suggérer ensemble profondeur et mouvement. J’ai par la suite appliqué l’idée à d’autres espaces où nous gardons des animaux comme l’aquarium et la papilloneraie. Les aiguilles et les cadres d’entomologie sont utilisés en référence aux collections d’insectes. Pour donner une idée des dimensions, chaque cadre a une hauteur de 4 pouces, la hauteur intérieure étant de 2,5 pouces.